The following is an extract (_Dumas au Ministre,
24 Juillet, 1756_, in Archives de la Marine):--
"M. de Beaujeu marcha donc, et sous ses ordres M. de Ligneris
et moi. Il attaqua avec beaucoup d'audace mais sans nulle disposition;
notre premiere decharge fut faite hors de portee; l'ennemi
fit la sienne de plus pres, et dans le premier instant du combat,
cent miliciens, qui faisaient la moitie de nos Francais
lacherent honteusement le pied en criant 'Sauve qui peut.' Deux
cadets qui depuis ont ete faits officiers autorisaient cette fuite par
leur exemple. Ce mouvement en arriere ayant encourage l'ennemi,
il fit retentir ses cris de Vive le Roi et avanca sur nous a grand
pas. Son artillerie s'etant preparee pendant ce temps la commenca
a faire feu ce qui epouvanta tellement les Sauvages que tout prit
la fuite; l'ennemi faisait sa troisieme decharge de mousqueterie
quand M. de Beaujeu fut tue."
"Notre deroute se presenta a mes yeux sous le plus desagreable
point de vue, et pour n'etre point charge de la mauvaise manoeuvre
d'autrui, je ne songeai plus qu'a me faire tuer. Ce fut alors,
Monseigneur, qu'excitant de la voix et du geste le peu de soldats
qui restait, je m'avancai avec la contenance qui donne le desespoir.
Mon peloton fit un feu si vif que l'ennemi en parut etonne; il
grossit insensiblement et les Sauvages voyant que mon attaque
faisait cesser les cris de l'ennemi revinrent a moi.
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